Mondial 2026 : Le Japon écrase la Tunisie (4-0) et se qualifie pour les huitièmes. Malgré l’arrivée d’Hervé Renard, les Aigles de Carthage quittent le tournoi par la petite porte. Analyse complète du match.
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Mes chers passionnés, le football est parfois d’une cruauté absolue, mais il sait aussi récompenser la fluidité et le génie collectif. Ce samedi, sur la pelouse de Monterrey au Mexique, nous avons assisté à une véritable démonstration de force.
Les Samurai Blue du Japon ont littéralement surclassé la Tunisie (4-0), scellant définitivement le destin des Aigles de Carthage dans ce Mondial 2026. Deux matches, deux défaites, et déjà l’heure des valises pour les Tunisiens.
Pour l’histoire, ce choc comptait comme le 1 000e match des phases finales de la Coupe du monde. Mais sur le terrain, il n’y a pas eu de match.
L’effet Hervé Renard a fait pschiit
Après la lourde claque reçue d’entrée face à la Suède (5-1), la fédération tunisienne avait tenté un coup de poker magistral : limoger Sabri Lamouchi pour installer le « Sorcier blanc », Hervé Renard.
Bronzé, fidèle à sa légendaire chemise blanche, le technicien français honorait sa troisième phase finale avec une troisième nation différente (après le Maroc en 2018 et l’Arabie Saoudite en 2022). On espérait un électrochoc psychologique, une révolte tactique.
Nous n’avons vu qu’un désert d’idées. Totalement inoffensifs, en panne d’inspiration et dramatiquement amorphes, les Tunisiens n’ont jamais semblé en mesure de bousculer le plan de jeu nippon. Renard n’est pas un magicien, et le mal tunisien était visiblement trop profond.
Une démonstration collective signée Samouraïs
À l’inverse, le Japon a récité son football. Remontés après leur nul frustrant face aux Pays-Bas (2-2), les hommes de Hajime Moriyasu ont démarré la rencontre pied au plancher. Dès la 4e minute de jeu, une séquence collective d’école initiée sur le flanc droit est renversée vers Keito Nakamura.
Son centre millimétré trouve Daichi Kamada qui pousse le cuir au fond des filets. 1-0, le ton était donné. La tempête a continué de s’abattre sur l’arrière-garde tunisienne.
Si Dylan Bronn a sauvé les siens sur sa ligne (9e) et que le portier Aymen Dahmen a repoussé d’un miracle une tentative de Takehiro Tomiyasu pour quelques millimètres (10e), le verrou a fini par sauter de nouveau.
À la 31e minute, l’incontournable artilleur de Feyenoord, Ayase Ueda, déclenche une frappe limpide à l’entrée de la surface qui laisse Dahmen de marbre.
Ueda s’offre un doublé, la Tunisie boit le calice jusqu’à la lie
Au retour des vestiaires, le rythme de la rencontre est retombé d’un cran, les Japonais gérant intelligemment leur avance face à un onze tunisien sans révolte. Mais les éclairs de génie sont venus ponctuer cette fin de match.
À la 69e minute, bien lancé dans la profondeur, Junya Ito remporte son face-à-face avec beaucoup de sang-froid pour porter le score à 3-0. Le calvaire des Aigles s’est achevé à la 83e minute.
Sur un centre parfait, l’inévitable Ayase Ueda s’offre un doublé d’une superbe tête lobée, scellant cette fessée mémorable.
Le classement du Groupe F : Un duel à distance avec les Pays-Bas
Grâce à ce festival offensif, le Japon totalise désormais 4 points et affiche une différence de buts très confortable de +4.
Un bilan comptable identique à celui des Pays-Bas, qui ont de leur côté corrigé la Suède (5-1). Le point mathématique : Les Néerlandais conservent la tête du Groupe F uniquement grâce à un plus grand nombre de buts marqués.
Le choc de la troisième journée entre le Japon et la Suède s’annonce d’ores et déjà bouillant pour valider la première place.
Pour la Tunisie, ce Mondial 2026 se termine dans les larmes et les regrets. Il va falloir tout reconstruire.




