Le Sénégal s’incline face à la Norvège d’Erling Haaland (3-2) après un match cauchemardesque de Kalidou Koulibaly. Les Lions de la Teranga frôlent l’élimination au Mondial 2026.
Le couperet n’est plus très loin pour le Sénégal. Après un premier revers frustrant face à la France, les Lions de la Teranga ont à nouveau mordu la poussière lors de leur deuxième sortie dans cette Coupe du monde 2026.
Face à une équipe de Norvège clinique et portée par un Erling Haaland des grands soirs, la sélection sénégalaise a sombré (3-2), payant au prix fort ses errements défensifs.
L’entêtement de Pape Thiaw et le naufrage du capitaine
Contre toute attente, le sélectionneur Pape Thiaw a choisi d’aligner le même onze de départ que celui défait par les Bleus. Un pari risqué, pour ne pas dire perdant.
En manque flagrant de rythme après des semaines sans compétition, le capitaine Kalidou Koulibaly a vécu un calvaire absolu sur la pelouse, impliqué directement sur les trois buts scandinaves.
L’ouverture du score est survenue à la 43e minute : sur un mauvais contre de l’ancien Napolitain, Marcus Pedersen a hérité du cuir pour tromper Édouard Mendy, pas irréprochable sur l’action.
Au retour des vestiaires, le cauchemar s’est accéléré. Trop court sur un tacle glissé, Koulibaly a laissé Martin Odegaard offrir un caviar à Erling Haaland pour le break (48e).
Cinq minutes plus tard, le cyborg de Manchester City s’est offert un doublé express (53e), profitant d’un énième renvoi manqué du roc sénégalais. Un naufrage colossal qui a poussé le staff à le sortir à la 72e minute pour limiter les dégâts.
Un sursaut tactique trop tardif et la tuile Mendy
Mené 2-0 dès l’entame de la seconde période, Pape Thiaw a tenté le tout pour le tout en lançant Ibrahim Mbaye et Ismail Jakobs pour basculer dans un 4-4-2 résolument offensif. Mais le sort s’est acharné sur les champions d’Afrique.
À la 63e minute, le dernier rempart Édouard Mendy a dû quitter ses partenaires sur blessure. Le gardien sénégalais avait pourtant maintenu les siens en vie grâce à des miracles en première période.
Mendy s’était en effet illustré dès la 3e minute en sauvant un ballon sur sa ligne face à Kristoffer Ajer, avant de remporter un face-à-face crucial contre Odegaard (38e).
Sans lui, et avec un Sadio Mané aux jambes lourdes et visiblement épuisé dès la pause, la mission est devenue impossible.
Le réveil d’Ismaïla Sarr n’a pas suffi
Pourtant, le Sénégal a globalement confisqué le ballon, mais cette possession est restée stérile face au bloc compact des Vikings. La première mèche est venue d’une frappe non cadrée de Nicolas Jackson (28e), avant qu’Ismaïla Sarr ne s’illustre juste avant la mi-temps.
Repositionné dans l’axe en seconde période, Sarr a été le seul véritable détonateur de l’attaque. C’est lui qui a redonné un mince espoir au peuple sénégalais en s’offrant un doublé salvateur pour sa prestation personnelle.
Son ultime réduction du score dans les arrêts de jeu (90e+3) est malheureusement arrivée bien trop tard pour inverser le cours de l’histoire.
L’Irak pour un miracle lors de la dernière chance
Avec zéro point au compteur après deux journées, le Sénégal se retrouve au bord du précipice. Le bilan est lourd, mais mathématiquement, tout n’est pas encore terminé.
Les Lions devront impérativement dompter l’Irak – lourdement battu par la France (3-0) – lors de l’ultime journée des poules pour espérer arracher une place de meilleur troisième.
Cette fois, Pape Thiaw n’aura définitivement plus le droit à l’erreur au moment de composer son équipe.




