Le Grand Prix de Tokyo 2026 a souri aux athlètes kényanes. Janet Jepkoech établit un nouveau record du 3 000 m tandis que Purity Chepkirui s’impose sur 1 500 m. Retour sur les performances africaines.

Le Grand Prix de Tokyo 2026, troisième rendez-vous du World Athletics Continental Tour, a offert un nouveau spectacle de haut niveau aux passionnés d’athlétisme.

Organisée au Japon, cette étape du circuit international a vu les athlètes africains signer plusieurs performances remarquables, avec une mention spéciale pour les représentantes du Kenya.

Parmi les sept sportifs africains engagés – quatre hommes et trois femmes –, deux victoires sont venues illuminer le bilan continental. Toutes deux ont été remportées par des Kényanes, confirmant une nouvelle fois la domination du pays dans les épreuves de demi-fond.

L’un des moments forts du meeting restera sans conteste le record établi par la jeune Janet Jepkoech, véritable révélation de la compétition.

Janet Jepkoech entre dans l’histoire du 3 000 mètres

À seulement 19 ans, Janet Jepkoech a frappé un grand coup sur la scène internationale. Opposée à un plateau relevé comprenant notamment la Japonaise Mikuna Yada et la Néerlandaise Amina Maatoug, la jeune Kényane a livré une course parfaitement maîtrisée, combinant vitesse, endurance et intelligence tactique.

Elle a franchi la ligne d’arrivée en 8 min 39 s 24, un chrono qui lui permet non seulement de décrocher la victoire, mais aussi d’établir un nouveau record féminin du 3 000 mètres du Grand Prix de Tokyo.

Son succès a été renforcé par la deuxième place de sa compatriote Caroline Kariba, créditée d’un temps de 8 min 47 s 64.

Ce doublé kényan a constitué l’une des grandes sensations de cette édition, tant il est rare de voir les athlètes africaines monopoliser les premières places sur une piste où les Japonaises brillent habituellement devant leur public.

Cette performance confirme également l’émergence d’une nouvelle génération de fondeuses kényanes prêtes à reprendre le flambeau des grandes championnes qui ont marqué l’histoire de l’athlétisme mondial.

Purity Chepkirui s’impose au terme d’un duel haletant Le 1 500 mètres féminin a lui aussi tourné à l’avantage du Kenya.

Dans une course particulièrement disputée, Purity Chepkirui, âgée de 23 ans, a dû puiser dans ses ressources pour résister au retour de l’Américaine Shelby Houlihan.

Les deux athlètes se sont livrées un mano a mano jusqu’aux derniers mètres, avant que la Kényane ne fasse parler sa pointe de vitesse finale. Elle s’est imposée en 4 min 16 s 11, devançant Houlihan de seulement 14 centièmes de seconde, cette dernière terminant en 4 min 16 s 25.

Si cette performance reste encore éloignée de son record personnel de 4 min 10 s 39, établi en 2021, elle témoigne néanmoins de la constance de Chepkirui au plus haut niveau.

Cette victoire renforce sa confiance à l’approche des prochaines étapes du Continental Tour et confirme sa capacité à rivaliser avec les meilleures spécialistes mondiales de la distance.

Muzala Samukonga sauve l’honneur chez les hommes

Du côté des compétitions masculines, le bilan africain s’est révélé plus contrasté. Le Zambien Muzala Samukonga est passé tout près d’une victoire sur le 400 mètres.

Très solide tout au long de la course, il a finalement pris la deuxième place en 44 s 68, derrière l’Américain Rai Benjamin, qui s’est imposé au terme d’une finale de haut niveau.

Même privé du succès, Samukonga confirme son excellent état de forme et demeure l’un des principaux prétendants aux podiums internationaux cette saison.

Les spécialistes du 3 000 mètres en manque de réussite

Les autres représentants africains n’ont pas connu la même réussite. Sur le 3 000 mètres masculin, le Kényan Victor Kimutai est passé tout près du podium.

Son chrono de 7 min 42 s 44 lui a permis de terminer à la quatrième place, juste devant l’Éthiopien Muse Gizachew, cinquième en 7 min 42 s 78.

Le troisième représentant kényan, Richard Etir, n’a malheureusement pas pu aller au bout de son effort et a été contraint d’abandonner avant la fin de l’épreuve.

Malgré ces résultats plus mitigés chez les hommes, les performances des athlètes africains restent globalement encourageantes à ce stade de la saison.

Cap sur la Pologne pour la suite du Continental

Tour Après cette étape japonaise riche en enseignements, le circuit du World Athletics Continental Tour poursuivra son calendrier avec un nouveau rendez-vous attendu le 29 mai à Bydgoszcz, en Pologne.

Les performances enregistrées à Tokyo, notamment celles de Janet Jepkoech et Purity Chepkirui, confirment que les athlètes kényanes abordent cette saison avec de solides ambitions.

Leur domination sur les épreuves de demi-fond laisse entrevoir de nouvelles batailles passionnantes lors des prochaines compétitions internationales. À Tokyo, le Kenya n’a pas seulement remporté deux courses.

Il a rappelé, une fois de plus, que ses coureuses demeurent des références incontournables de l’athlétisme mondial, capables d’allier jeunesse, talent et régularité pour continuer à écrire l’histoire de leur discipline.